ÉTAPE 5 — EXÉCUTER LA SORTIE
SÉQUENCE DE MIGRATION RECOMMANDÉE · J+45 À J+180
Phase 1 — Les données d'abord : exporter et valider les données avant toute chose. La perte de données lors d'une migration est le risque le plus critique et le plus irréversible. Vérifier l'intégrité des données exportées avant de supprimer quoi que ce soit côté fournisseur source.
Phase 2 — Les services stateless ensuite : microservices sans état, APIs, services de traitement de données. Risque opérationnel faible, réversibilité maximale. C'est la phase qui démontre la faisabilité de la migration à l'ensemble de l'organisation.
Phase 3 — Les services stateful : bases de données, files de messages, services d'identité. Nécessite une période de synchronisation entre source et destination. Délai de double-run inévitable.
Phase 4 — Les services non résiliables maintenus : les Savings Plans, Reserved Instances et autres engagements non résiliables continuent d'être facturés pendant la migration. Les maintenir actifs jusqu'à leur terme naturel réduit le coût total de la sortie.
Les migrations cloud impactent les équipes techniques qui ont développé des compétences sur les plateformes source. Une communication interne claire sur les raisons de la migration (stratégiques, financières, réglementaires) et sur le plan de montée en compétence réduit le risque de résistance et de turnover pendant la période critique.
La documentation de la migration (décisions d'architecture, scripts de migration, tests de validation) est un actif organisationnel qui doit être produit et conservé. Elle protège l'organisation en cas de litige avec le fournisseur source sur l'état des données au moment de la sortie.
Avant de résilier formellement les services source : vérifier l'intégrité des données migrées · valider les performances applicatives sur la nouvelle plateforme · confirmer la conformité réglementaire (RGPD · Data Act · "Cloud au centre" pour les entités publiques).
Conserver pendant 5 ans les preuves de la migration (exports datés · logs de validation · correspondances avec le fournisseur source) en prévision d'un éventuel litige ultérieur sur des engagements non résiliables ou des frais contestés.